Les orangs outangs de Sumatra ( pongo abelii )

 

 

Le zoo accueille deux groupes d’orangs outans de Sumatra ( et un groupe d’orangs outans de Bornéo). Ces photos sont celles d’un des groupes de Sumatra composée de Enche, un mâle de 19 ans, de Mücke, une femelle de 18 ans, de Shinta une autre femelle de 15 ans et de Satu une jeune femelle de 2 ans.

 

 

Magicien avisé ou sage initié, l’orang-outan symbolise la laideur ou caricature les bassesses humaines selon les peuples.
Il est vrai que ce singe a une physionomie très expressive et une grande intelligence.

 

 

Les Malais l’ont baptisé « orang-outan » ce qui signifie « homme de la forêt ». Certaines tribus pensaient que ces « hommes » avaient été changés en animaux à la suite d’un sacrilège.
Selon une légende javanaise, l’orang-outan est doué de parole. Cependant, à la différence de l’homme, il aurait eu la sagesse de ne jamais parler pour ne pas devoir travailler.

 

 

Ce primate est un animal arboricole par excellence, remarquablement bien adapté à la vie dans les arbres où il passe sa journée en quête de nourriture et y construit des nids.

 

 

Le mâle adulte se distingue de la femelle par le développement après la puberté d’un renflement des joues, appelé « disque facial ». Cette masse graisseuse peut atteindre jusqu’à 10 cm de large et 20 cm de long chez les mâles dominants.

 

 

Ce singe a des poils très longs qui peuvent atteindre 50 cm sur les épaules.

 

 

 

Avec le gorille, c’est le plus grand des singes anthropoïdes. En position debout, il mesure de 1 m à 1 m 80. Un mâle pèse entre 80 et 100 kg, la femelle deux fois moins.

 

 

L’orang-outan est un animal solitaire. Cependant, une hiérarchie sociale existe. Un vieux mâle dominant protège chaque petit groupe. Il leur apporte son expérience de la forêt. Ainsi, chacun peut trouver les fruits mûrs toute l’année.

 

 

L’orang-outan passe la majorité de son temps à se nourrir de fruits et à se reposer. Chez les adultes, la vie sociale est très réduite.

 

 

Bien que très sédentaire, il construit un nouveau nid chaque soir. La position pour dormir est semblable à celle de l’homme. Pour ne pas être importuné, il se dissimule le visage sous une grande feuille.

 

 

L’orang-outan se nourrit surtout de fruits. En période de disette, il élargit son menu avec des feuilles, des écorces, des champignons, des fourmis, des termites, des œufs ou du miel d’abeille.

 

 

Après 9 mois de gestation, un seul petit naît (exceptionnellement deux). La mère s’occupe seul du petit. Elle coupe elle-même le cordon ombilical. Le jeune pèse environ 1,5 kg.

 

 

 

Le sevrage intervient vers 3 ou 4 mois. Il quitte sa mère vers un an et demi. Jusqu’à 7 ou 8 ans, le jeune reste sur le même territoire que sa mère, lui rendant régulièrement visite. Il vit au sein d’un groupe d’adolescents dans lequel règne la joie de vivre : jeux, chamailleries, découverte de la forêt.

 

 

 

Depuis 1975, le commerce des orangs-outans est interdit par la CITES. Malgré cette protection et la création de réserves protégées, le braconnage continue.

 

 

En 2004, la population était estimée à moins de 60 000 à Bornéo. Soulignons qu’elle était de 315 000 en 1900. A Sumatra, on ne compte plus que 6 000 individus.

 

 

 

 

Copyright © Isabelle Leca. Tous droits réservés. - Site créé avec ThunderSite