Le zoo est réputé dans le monde entier pour son élevage de nombreuses espèces d'animaux marins, dont une quinzaine d'espèces de méduses, dont 4 sont en présentation.
( toutes les informations sur les méduses sont tirées du site : dinosoria.com )
La méduse est un animal unique en son genre, qui ne ressemble même pas à ses cousins les plus proches : les coraux et les anémones de mer. Le contact est l’une des armes de chasse les plus anciennes qui soit. La méduse s’en sert très bien et sa caresse peut être fatale. Il y a 600 millions d’années, les méduses peuplaient déjà les océans. Aujourd'hui, il en existe environ 4 000 espèces.
Méduse tachetée d’Australie ( Phyllorhiza punctata ), cette grande méduse peut atteindre un diamètre de 50 cm
La méduse est un invertébré au toucher gélatineux dont le corps est essentiellement formé d’un disque, appelé ombrelle. Au milieu de ce corps, s'ouvre la bouche entourée de bras, les bras labiaux.
Son corps, qui est une masse de gélatine, appelé mésoglée, est constitué de collagène et contient environ à 95% d’eau. C'est pour cette raison que, lorsqu’une méduse s’échoue sur une plage, elle « fond » en quelques heures.
le bassin des Méduses tachetées d’Australie ( Phyllorhiza punctata )
Du bord de l’ombrelle partent des tentacules qui portent de minuscules dards urticants. Ces dards peuvent tuer les petites crevettes et les petits poissons dont se nourrit la méduse.
La méduse n’a pas d’organe propre pour respirer. Aussi absorbe t-elle l'oxygène par la bouche et la peau. La méduse possède des cellules photosensibles qui lui permettent de voir.
Méduse striée du Pacifique (Chrysaora melanaster )
Pour avancer, la méduse contracte son corps gélatineux qui projette un jet d’eau et la propulse. Et pour freiner ou s’arrêter, elle redéploye son ombrelle qui fait office de « parachute ». Au moment de sa progression, la méduse a les tentacules et les bras oraux allongés dans le sens du déplacement. Elle peut atteindre une vitesse de 55 mètres à l’heure.
Leur taille est également très variable. Elle va de moins de 5 mm à 2 ou 3 mètres de diamètre. La longueur va de quelques millimètres à environ 40 mètres, tentacules compris.
Méduse Aurélie ( aurélia aurita ), elle peut atteindre les 40 cm de diamètre
La méduse ne poursuit pas sa proie. Elle n'attrape que celles qui s'aventurent dans le piège formé par leurs tentacules urticants. Elle tend simplement ses « filets » et attend qu'une victime les touche. Les tentacules abritent une quantité de cellules qui contiennent un micro-harpon et un venin dans une capsule. Dès que les cils des tentacules ont détecté une proie, l'animal, par une contraction musculaire, fait éclater la capsule et libère le micro-harpon qui sert à injecter le poison.
Plus la proie se débat, plus l'étau se ressert. Il ne lui reste plus qu’à hisser sa victime jusqu’à son tube digestif où elle la transforme en "soupe de poisson". La capacité de digestion de la méduse est telle qu'elle peut, dit-on, commencer à digérer la tête d'un poisson alors que la queue frétille encore hors de sa bouche. Cette rapidité d'assimilation est due à la présence, dans l'estomac, d'enzymes protéolytiques qui dissolvent les protéines, et de filaments gastriques qui en tapissent les cloisons.