Le musée vivant de la Plante Aquatique est une originalité puisqu'un tel parc est unique en France. C’est à travers des articles de presse que j’ai découvert ce lieu, et j’ai donc décidé d’aller le découvrir sous le très chaud soleil de juillet. J’ai été subjuguée par la beauté de ce musée, et je vais essayer de vous faire partager le bonheur que j’ai éprouvé en visitant ce site. Il n’y aura pas de grands discours, juste quelques lignes pour vous présenter le musée, son histoire, et des légendes pour expliquer les prises de vues. Je vous parlerai un peu plus longtemps des carpes qui peuplent les plans d’eau mais aussi des nymphéas et lotus.
Une des nombreuses allées du parc :
Il y a bientôt 12 ans que Francis Deschamps, en provenance de sa Belgique natale, s’est installé en Val de Saône, au Moulin des Vernes à St-Didier/Chalaronne (Ain).
Passionné depuis de nombreuses années par les jardins aquatiques et les carpes Koï et précurseur en France dans ce domaine, il se lance alors dans la réalisation d’un jardin aquatique, désireux de faire découvrir sa passion.
Au fil des années, un parc a été complètement aménagé et paysagé sur un hectare. Inauguré en 2005, il est construit autour d’un étang central de 2 000m2. Il est aujourd’hui composé d’une vingtaine de pièces d’eau de styles et de tailles différents.
Une des bouts de l’étang central :
De nombreuses variétés de plantes aquatiques, indigènes ou tropicales parfaitement acclimatées à nos régions, offrent un spectacle haut en couleurs du mois de mai aux premiers froids.
Un des nombreux petits bassins :
De nombreuses espèces de plantes aquatiques ornent magnifiquement les pièces d’eau, dont les superbes nénuphars ( ou nymphéas) :
Ainsi, tout au long de ma promenade, j’ai découvert des végétaux allant des couleurs les plus discrètes aux plus enluminées, issus de tous les continents.
Les rives ombragées de l’étang central :
Quelques cascades et jeux d'eaux sont disséminés dans certains bassins :
Un dépliant remis à l’entrée permet de mieux découvrir les quelques 150 variétés de plantes aquatiques tout au long du parcours-découverte.
Le Gunnera d’Amazonie, les mythiques Lotus et autres plantes exotiques s’harmonisent parfaitement avec les nymphéas rustiques et autres plantes autochtones.
Le lotus sacré (Nelumbo nucifera Gaertn.) est une plante aquatique de la famille des Nélumbonacées.
Les fleurs, de couleur blanc rosé, sont grandes, de 15 à 30 cm de diamètre, et comportent une vingtaine de pétales. Elles sont portées par de longs pédoncules et atteignent ou dépassent les feuilles les plus hautes.
Ses feuilles arrondies, peltées, pouvant mesurer jusqu'à 50 cm de diamètre, sont soit flottantes, planes, soit érigées jusqu'à 75 cm au-dessus de l'eau, orbiculaires, en forme de coupe.
Les graines du lotus sacré détiennent le record de longévité. En effet, une équipe de chercheurs a réussi à faire germer une graine datant d'environ 1 300 ans provenant du lit asséché d'un ancien lac.
Les fleurs, les graines, les jeunes feuilles et les rhizomes (tiges souterraines) sont tous comestibles. En Asie, les pétales sont parfois utilisés comme garniture alors que les grandes feuilles rondes servent d'assiette.
La symbolique du lotus en bouddhisme relève du fait que la graine et la fleur apparaissent ensemble, il s'agit de la simultanéité de la cause (la graine) et de l'effet (la fleur) dans la loi de causalité de l'univers qui est l'un des concepts majeurs de la philosophie bouddhique. À cela il faut rajouter que le lotus puise sa substance vitale dans la boue pour s'épanouir au dessus de l'eau. Ainsi "la boue" représente les souffrances, les troubles, les désirs, qui sont le terreau même de l'épanouissement. Il est donc possible de transformer son karma par l'illumination, l'atteinte de la bouddhéité, grâce à l'éveil à la loi de causalité.
Vues diverses de l’étang central de 2 000m2 :
Courant sur les feuilles de nénuphars : une poule d’eau
La finesse du roseau :
Un des fleurons des bassins des Jardins Aquatiquesreste incontestablement les magnifiques carpes Koi, les Nishikigoi (carpes colorées) en provenance directe du Japon, et qui évoluent depuis de nombreuses années dans les bassins. Depuis, certaines atteignent une taille respectable de 75 cm.
Outre leurs couleurs admirables, la caractéristique de ces carpes est leur familiarité : elles viendront manger dans la main du visiteur qui lui offrira les granulés spécifiques dont elles raffolent, pour le grand plaisir de l’un et de l’autre…
Brève histoire de la carpe Koi: Les principaux éleveurs de carpes Koi sont installés dans la région de Niigata au centre de l’archipel japonais. C’est une région montagneuse où les fermiers élevaient des carpes depuis le 18° sc aux fins d’un complément d’alimentation du riz. Au début du 19°sc, des éleveurs commencèrent à sélectionner certaines d’entre elles qui présentaient des mutations de couleurs comme animaux de compagnie.
C’est l’empereur Hirohito qui, en 1914, choisi de mettre des carpes Koi dans les douves du palais impérial. De fait, la carpe Koi Tancho Kohaku reste l’emblême national. Elle est présente à chaque fête. La carpe Koi peut atteindre plus d’un mètre de long et peser 50 kg. En général elle vit plusieurs dizaines d’années et peut dépasser cent ans.
Une jolie fleur non identifiée :
Un des bassins abritant les carpes :
En regardant de plus près en bas à droite, vous pouvez apercevoir une tache rouge – orange, c’est une immense carpe koï :