Le Parc Exflora d’Antibes est un lieu très récent puisque ses travaux ont débuté en 1991 et ont duré 2 ans. Cette « jeunesse » se ressent trop à mon goût, le parc est agréable, mais trop moderne. Il manque d’âme, de celle que peut laisser un jardinier ou un botaniste amoureux de sa création. J’ai été surprise du peu de plantes fleuries, les allées sont « tirées au cordeau », droites comme des « I », c’est beau mais il manque un peu de fouillis végétal, de petites allées, où l’on a envie de se perdre. En plus j’ai visité ce parc sous un ciel très gris, et humide, ce qui ne permet pas d’apprécier à sa valeur un parc floral.

A mon avis, ce lieu sera totalement différent dans quelques décennies, quand les quelques 300 espèces végétales plantées (oliviers, platanes, agrumes, palmiers et pins) arriveront à maturité.

 

 

Au gré de la promenade on traverse des lieux inspirés des jardins de la Rome antique, Maroc, Andalousie, Mauresque, renaissance Italienne, Provence du 18° sc et la Côte d’Azur à la belle époque. A ces jardins s’ajoutent l’oliveraie, la pinède et la palmeraie, sans oublier un plan d’eau.

 

 

 

Le jardin Romain a été inspiré de plans reconstitués des villas de Pompéi.

 

 

Voilà l’exemple d’un atrium :

 

 

Avec une des très rares fleurs du jardin :

 

 

La voie romaine :

 

 

Le jardin de la côte d’azur avec la rotonde de Ferdinand Bac :

 

 

Cette rotonde est un hommage à Ferdinand-Sigismond Bach ( 1859 – 1952), écrivain, dessinateur, caricaturiste, décorateur, peintre, ferronnier, paysagiste et lithographe français. Installé l'hiver dans le Midi pour raisons de santé, il aménage des jardins à Menton. Il transforme une ancienne bâtisse en somptueuse résidence méditerranéenne au milieu d'un jardin où chaque parterre est inspiré d'un pays de la Méditerranée.

 

 

Les jardins mauresques :

 

 

Par la maîtrise des sciences hydrauliques, les Maures transforment de vastes plaines arides en vergers. Ils creusent des canaux d’irrigation, et l’eau est omniprésente dans leurs Riyades ( les jardins d’agréments).

 

 

Dans les enceintes qu’ils édifient, autant contre les tempêtes de sables que les envahisseurs, les Maures plantent des vergers Arsat, en voilà une reconstitution, les murs d’enceintes ayant été remplacés par des allées :

 

 

 

L’orangeraie :

 

 

Admirez l’ingénieux système d’irrigation, inventé par les maures, pour alimenter tous les arbres en eau :

 

 

Le jardin Toscan s’articule autour d’un théâtre de forme parfaitement circulaire, le théâtre je l’ai bien vu, mais le jardin beaucoup moins, je reviendrais dans 50 ans quand les arbres auront poussé !!!!

 

 

L’étang :

 

 

 

Il fonctionne en écosystème. Son équilibre écologique et la régénération de l’eau sont assurés par la coexistence d’éléments nécessaires à la vie des batraciens, poissons, oiseaux, insectes et plantes :

 

 

 

Cet équilibre du biotope délicat est fragile, aussi la présence de plantes à feuillages flottants, immergées, émergées, de plantes paludéennes et de rives, est essentielle.

 

 

Le seul animal aperçu lors de ma promenade :

 

 

 

 

 

L’oliveraie compte 80 oliviers nés en 1956 dans l’Hérault. Ils ont été plantés en quinconce à 11m les uns des autres pour bénéficier le plus possible de lumière :

 

 

La palmeraie :

 

 

 

Un peu de fouillis végétal, ça fait du bien, ne vous y trompez pas, ce fouillis est uniquement dû à des angles de prises de vues qui donnent cette impression :

 

 

 

 

 

Le kiosque du jardin Mauresque, bon il va falloir du temps pour que ça vieillisse et que ça ressemble vraiment à un kiosque mauresque, parce que les piliers de béton, c’est pas terrible…

 

 

Là encore, il va falloir attendre pour que la végétation cache la zone d’habitation qui jouxte le parc.

 

 

Le cours aux tilleuls :

 

 

Dans l’ensemble ce jeune parc est agréable, mais il le sera certainement plus dans déjà 10 ou 20 ans.

 

Copyright © Isabelle Leca. Tous droits réservés. - Site créé avec ThunderSite