Beauval  2011 : les herbivores
Un herbivore, comme son nom l'indique, est, dans le domaine de la zoologie, un animal (mammifère, insecte, poisson, etc. ) qui se nourrit exclusivement ou presque de plantes vivantes. Plus d'une vingtaine d'espèces herbivores vit au ZooParc de Beauval. Toutes évoluent au sein de vastes plaines herbeuses regroupant des animaux originaires des mêmes territoires et vivant ensemble dans la nature.
Commençons par les plus discrets, ceux qui ne sont pas toujours le plus facile à observer : les cerfs cochons (Axis porcinus) qui partagent un grand enclos avec les tapirs.
Le Cerf cochon est une petite espèce de cervidés dont l'habitat s'étend du Pakistan au sud-est asiatique. Il a également été introduit par les européens en Australie. Il est très peu courant dans les parcs européens.  
Anciennement "logés" dans l'enclos des tapirs, les Muntjacs (Muntiacus muntjac) sont désormais installés dans l'enclos des petits pandas. L'enclos étant plus petit, ils sont du coup plus facilement observables.
Diaporama de 6 photos des Muntjacs
Voilà un autre diaporama de 8 photos des Springboks ( Antidorcas marsupialis). Une petite gazelle tellement fine qu'elle donne l'impression d'être fragile comme du cristal.
En 1999, une immense plaine de 3 hectares a été construite afin d'héberger plus d'une soixantaine d'individus répartis en une dizaine d'espèces différentes. On y trouve naturellement les "gazelles sauteuses", mais aussi bien d'autres animaux.
Beauval possède plusieurs girafes, certaines de la sous espèce de Rothschild (Giraffa cameleopardalis rothschildii), d'autres de la sous espèce dite réticulée (Giraffa cameleopardalis reticulata), et quelques hybriques.
J'avais déjà beaucoup détaillé la morphologie et les particularités de la girafe lors de ma visite de Beauval en 2010, je ne vais pas tout vous répéter et je préfère privilégier les photos que le texte.
Côté : face
Côté : pile
Sans la tête ( ça fait bizarre, non ?)
Avec la tête ( ça va mieux)
Ce qui est pratique avec les portraits des girafes c'est qu'on est pas embété avec les arrières plans !!!!
Un joli ciel uniforme ou des arbres bien verts et le tour est joué.
Toujours dans la plaine africaine un zèbre de Grévy (Equus grevyi) se promène en toute quiétude....
... tout comme le groupe des hippotragues noirs (Hippotragus niger)
Pause vidéo avec les herbivores "en mouvement"
Comme je le signalais dans la vidéo, il régnait une intense activité chez les rhinocéros blanc du Sud (Ceratotherium simum simum).
Ici le jeune Kanty, né en janvier 2010.
Que trouver de mieux comme oreiller que le dos d'un congénère ?
En Afrique rhinos et girafes cohabitent très bien, il en est de même à Beauval.
Le gnou bleu (Connochaetes taurinus) à queue noire est répandu depuis le Kenya jusqu'en Afrique du sud, à l'ouest jusqu'à l'Angola et la Namibie. Il a été exterminé en Afrique du sud avant sa réintégration dans les parcs nationaux. Il habite les savanes ouvertes ou parsemées de buissons épineux et d'arbres.
 
Ici, certainement le mâle dominant du groupe qui n'a pas l'air d'apprécier que je l'observe droit dans les yeux.
Il vit en groupes et quand il migre à la recherche de patûrages ou d'eau, il fait partie des milliers d'animaux qui se rassemblent en troupeaux.
Aucune hiérarchie n'y est appliquée en raison du très grand nombre de bêtes présentes.
L'unique petit naît à l'issue d'une gestation de huit mois à huit mois et demi. Il suit sa mère trente minutes après sa venue au monde.
Les jeunes gnous sont chassés par les hyènes; les lions et les lycaons. Le guépard s'attaque aux adultes.
Sa silhouette est plutôt gauche car il a une grosse tête, un large museau, le cou épais, la poitrine large, mais son arrière-train se rétrécit et sa croupe est étroite. Un longue crinière existe sur la nuque et la partie antérieure du dos et de longs poils forment une sorte de barbe sur le menton et la gorge.
Le gnou est un remarquable coureur capable d’atteindre une vitesse de 80 km/h. La course est d’ailleurs son seul moyen de défense contre les prédateurs.
C’est au moment de la saison sèche que les gnous se rassemblent en troupeaux de plusieurs milliers d’individus.
Ils entament alors un long voyage en quête d’eau et d’herbe.
 
La migration la plus célèbre est celle du Serengeti, en Tanzanie. C’est la plus grande migration actuelle qui conduit plus d’un million de gnous et environ 200 000 zèbres et gazelles jusqu’au Masaï-Mara, au Kenya.
Les gnous mesurent 1,30 m au garrot en moyenne. Ils pèsent 200 à 280 kilos.
 
Ils se nourrissent principalement de l'andropogon - ou "herbe à gnou". Ils sont capables de passer 5 jours sans boire.
Folle calvalcade du jeune gnou et d'un Springbok
Sortons de la plaine Africaine, mais restons sur le même continent, dans un autre enclos où se trouve un beau troupeau de dromadaires (Camelus dromedarius)
Chameau d'Asie, dromadaire d’Afrique ou lama des Andes, les Camélidés ont depuis très longtemps fait l’objet d’une domestication par l’homme.
Et pour finir avec l'Afrique voilà un Le sitatunga (Tragelaphus spekii), ou guib d'eau. C'est la plus aquatique des antilopes, ayant la faculté de se nourrir en étant partiellement voire complètement immergée dans l'eau.
Quittons l'Afrique, et direction l'Asie avec les tapirs de Malaisie (Tapirus indicus)  
Le tapir de Malaisie, aussi appelé tapir d'Asie ou encore tapir à chabraque est l'un des quatre représentants des tapirs.
Il peut mesurer entre 1,8 à 2,4 mètres de long pour une hauteur de 90 à 107 centimètres. Son poids peut aller de 250 à 320 kilogrammes. Cela fait de lui le plus gros des quatre espèces de tapir. La femelle est généralement plus grande que le mâle.
Timide et solitaire de nature, le tapir est souvent chassé pour sa peau, qui donne un cuir résistant. Quant à sa viande, elle est vendue dans les magasins de certaines parties de l'Asie, bien qu'elle passe pour grasse et peu savoureuse.
Les accouplements ont lieu en avril et mai. La période de gestation est en moyenne de 392 jours.
La femelle donne naissance à un seul jeune, exceptionnellement deux. Le nouveau-né pèse en moyenne  6,5 kg et jusqu’à 10 kg.
Il apprécie tout particulièrement de se baigner longuement, et à beauval les tapirs disposent d'un très grand bassin avec cascade.
Le Rhinocéros indien (Rhinoceros unicornis) est un rhinocéros unicorne présent en Asie. C’est la plus grande et la moins rare des trois espèces que compte le continent. Ce mammifère vit plus particulièrement au nord de l’Inde et au Népal.
 
Ce rhinocéros d’apparence « préhistorique » possède une peau épaisse brun-argenté, avec des plis énormes aux épaules et aux cuisses. Les pattes et les épaules antérieures sont couvertes de sortes de verrues. L’animal possède des poils très courts et dispersés sur le corps. Ils forment une petite touffe à l'extrémité de la queue.
Retour haut de page
Et pour finir avec cette page sur les herbivores, restons en Asie avec les rhinocéros unicorne.
Dans la nature, ils sont souvent solitaires ou se regroupent en petits troupeaux familiaux. Plus actifs au crépuscule, ils vivent en lisière de forêt, ce qui leur permet de trouver facilement à manger tout en pouvant se soustraire aux prédateurs.
C'était jadis un animal très répandu, mais la chasse et le développement de l’agriculture ont entraîné l’effondrement de sa population, qui ne comptait plus que 100 à 200 animaux au début du XXe siècle. Protégé à partir de 1910, le rhinocéros indien a vu augmenter sa population, qui compte environ 2 500 individus en 2006 et 2 700 en 2010.
 

Chercher
Les photos d'Isabelle
Accueil2010 - 2011-2012ArchivesAutres photosPrésentation, liens ... 
Site crée en mai 2005 - copyright : Isabelle Leca - reproduction interdite - tous droits réservés