Peaugres : 30 août 2011
A quelques jours des vacances (et oui si pour certains c'est la rentrée, pour moi c'est le départ....) je suis allée passer une matinée au Safari Parc de Peaugres.
Toujours un vrai régal que de se promener "hors saison" dans des allées calmes et d'observer les animaux en toute quiétude.
Les Rhinocéros blancs ( Ceratotherium Simun )
L’un des atouts majeurs du Safari de Peaugres est de pouvoir offrir aux animaux des espaces dont ils disposent rarement ailleurs. Les rhinos disposent d’une maison de 800 m2 et de deux enclos paysagés de 2 ha. Ils sont actuellement au nombre de 5 ;
 
J'ai assisté à la sortie matinale de ces animaux si imposants, et pourtant si timides... voilà quelques photos de 3 femelles : Tombi, Pascha et Duma.
Les rhinos sont myopes " comme des taupes", et à plus de 20m ils ne font pas la différence entre un arbre et un homme.....ils compensent ce manque par un odorat exceptionnel et une très bonne ouie.
Cette vision défectueuse est sans doute en partie responsable du tempérament nerveux et prudent du rhinocéros. Il charge souvent, et ses brusques charges peuvent n'être qu'un moyen de s'approcher d'un objet mal vu, mais peuvent également devenir des attaques réelles, car, en dépit de sa taille, le rhinocéros peut foncer et changer de direction avec une vitesse surprenante.
La longueur du rhinocéros blanc (hors queue) peut aller jusqu'à 4 m, sa hauteur au garrot est d'environ 1,90 m et son poids va de 2 jusqu'à 3 tonnes, ce qui en fait la plus grande de toutes les espèces de rhinocéros.
L'Afrique du Sud autorise la chasse au rhinocéros blanc (plus répandu que son cousin le rhinocéros noir) dont la population est estimée à 18.800 têtes. Cette activité avait rapporté en 2009 environ 49 millions de Rands, soit 4,8 millions d'Euros.
Mais ...la chasse illégale et les abus dans le système des permis de chasse sont probablement les principales menaces sur la survie des rhinos à l'état sauvage dans un proche avenir.
Fin août 279 rhinos ont été tués illégalement en Afrique du Sud, depuis début 2011, uniquement pour alimenter en corne le marché de la médecine traditionnelle asiatique. En 2010, le bilan s'était établi à 333 animaux tués, contre treize en 2007.
L'Afrique du Sud, confrontée à un massacre sans précédent de ses rhinocéros, étudie la possibilité de les décorner un à un pour décourager les braconniers, mais songe surtout à interdire totalement la chasse légale.
Il faut savoir que le prix d'une corne de rhinoceros est de 500.000 dollars le kilo et que le marché est essentiellement pour la médecine asiatique.
Restons dans le "parc voiture" du safari pour découvrir d'autres herbivores africains, et asiatiques.
Majestueux avec ses longues cornes : un Addax ( Addax nasomaculatus ).
Appelé aussi antilope à nez tacheté, c'est  une antilope particulièrement rare qui vit dans de multiples régions isolées du Sahara
Les cornes annelées sont gracieuses, et ont la même forme chez les deux sexes, elles possèdent deux torsions et peuvent atteindre 80 centimètres pour les femelles, 120 pour les mâles.
Une autre superbe antilope Africaine : le Cobe de Lechwe ( kobus leche ) au pelage roux.
L'imposant Gnou bleu (Connochaetes taurinus)
Tout aussi imposant avec ses cornes pouvant dépasser 2,5 m : le watusi (Bos primigenius taurus)
Pour terminer avec les herbivores Africains, voilà peut être le plus connu : le zèbre, et plus spécifiquement un zèbre de Grant (Equus quagga bohemi)
Après les hervivores africains, voilà les asiatiques.
 
Une Antilope cervicapre (Antilope cervicapra).
Connue également sous le nom d'antilope indienne, le mâle mesure 70 à 80 cm au garrot, pour un poids allant de 34 à 57 kg. La femelle mesure 60 à 70 cm au garrot,  pour un poids allant de 20 à 39 kg.
 
C'est l'une des rares antilopes chez laquelle le mâle diffère de la femelle par sa coloration noire des parties supérieures à la face externe des membres, avec les parties inférieures (ventre) blanches ainsi que le contour des yeux.
La femelle à une coloration fauve beige. Seul le mâle porte des cornes annelées et torsadées en spirale, mesurant jusqu'à 80 cm.
les délicates "biches du vietnam" (Cervus nippon pseudaxis).
Moins "délicats", les imposants buffles de l'Inde (Bubalus bubalis) qui peuvent peser jusqu'à 1 tonne et atteindre 1,80 m de haut.  
Ce n'est pas par hasard si ils sont aussi appelés "buffles d'eau", ils adorent l'élement liquide.
Ils fréquentent surtout les marécages et les hautes herbes, à proximité des rivières, et se nourrissent de plantes et d'herbes qui poussent dans l'eau.  
À l'état sauvage, le buffle d'Asie est une espèce en danger, inféodée aux marais les plus reculés d'Asie du Sud et du Sud-Est. Mais sa forme domestiquée est l'un des animaux les plus courants et les plus typiques en Chine, dans le sous-continent indien et en Asie du Sud-Est ; elle est particulièrement appréciée pour son lait et en tant qu'animal de bât.
Question pour les responsables de parcs animaliers : " à quand une puce électronique pour identifier les grands herbivores plutôt que ces horribles pastilles oranges dans les oreilles ? "!!!!!
Avant de quitter le "parc voiture", petite photo d'un ours baribal (ursus americanus) en train de se régaler avec des baies sauvages. Il était tellement occupé à manger qu'il ne m'a même pas vu faire la photo, gourmand va !!!!
" Pause tendresse, sans paroles, pardon sans texte" avec les makis cattas et un diaporama de 10 photos.
Ils ont des expressions tellement humaines, que les photos se passent de tous commentaires, et impossible de ne pas fondre de plaisir en observant ces animaux au regard si prenant et expressif.
Et comme je suis sûre que vous avez aimé ces moments de tendresse en voilà une autre série, mais cette fois avec les suricates ( suricata suricatta).
Diaporama de 11 photos ( sans légendes) des adultes, mais aussi des derniers nés qui ont maintenant un peu plus de 3 mois.
Avouez que là aussi, il y a de quoi passer des heures à observer ces petites bêtes....
Il régnait une ambiance assez électrique dans l'enclos. Les deux jeunes avaient été séparés de leur mère la veille, à 9 mois ils faut qu'ils apprennent à vivre sans elle...
.... et le jour de ma visite, ils étaient mis en contact avec une autre femelle. Il a donc fallu aux jeunes découvrir ce qu'est la cohabitation. Pas toujours facile quand on vient de quitter maman... mais tout s'est bien passé.
Chez les autres félins, c'était l'heure de la sieste, enfin c'est toujours l'heure de la sieste avec eux !!!!
Le lion n'avait pas assez d'énergie pour se tenir en équilibre sur le dos, c'est que c'est fatiguant la sieste...
La lionne jouait à la "moquette", étalée de tout son long.
Même "Anna", la tigresse dormait du sommeil du juste. Mais elle est excusée, âgée de plus de 20 ans, c'est une vieille grand mère et on lui doit le respect dû à son âge.
A la différence des lions, elle a levé la tête pour m'observer.
Elle en a profité pour jeter un coup d'oeil aux alentours, avant de se rendormir.
 
Elle est pas belle la vie à Peaugres ?
Et pour finir cette visite, quelques animaux croisés lors de ma promenade matinale.
Un atèle de Geoffroy (Ateles geoffroyi)
Un joli groupe de flamants roses
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Et un potamochère (Potamochoerus porcus)
Le 4 septembre : une responsable zoologique m'a très gentiment expliqué le pourquoi des "pastilles" aux oreilles des boeufs d'Asie, il n'y a pas de raison de ne pas vous l'expliquer à vous aussi :
" .... il existe une dérogation pour les bisons : ils ont tous une boucle qui leur est attribuée à la naissance, mais la DSV autorise de ne pas la mettre (pour des raisons esthétiques) car nos bisons ne sont pas utilisés pour l'alimentation humaine. Cela dit, il faut les boucler s'ils quittent le parc (ils seront accompagnés par leur passeport bovin) car si nous pouvons dire qui est "Pierre" ou "Paul", les autorités sanitaires qui feraient un éventuel contrôle lors du voyage en seraient bien incapables !
Pour les buffles, je ne pense pas qu'il soit possible d'avoir une dérogation.
C'est quand même un peu "bizard" cette histoire d'identification car les watussis, qui techniquement sont des vaches, n'y sont pas soumis... Probablement car, à part dans les parcs zoologiques pour la présentation, il n'y a pas de watussis en captivité en Europe (contrairement, encore une fois, aux bisons et aux buffles qui servent à l'alimentation).
Pas très loin de l'enclos des suricates, j'ai pu admirer 2 jeunes guépards ( Acinonyx jubatus )  nés en novembre dernier.
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