Naturellement je n'ai pas choisi de photographier le plus simple avec ces petites grenouilles : les dendrobates, qui ne mesurent que 2 à 3 cm.
dendrobate leucomelas
album de 4 photos
album de 5 photos de la Dendrobate azur ( dendrobates azureus )
Celle là j'ai mis du temps à la trouver dans le petit terrarium, tant elle sait se fondre dans son milieu :  la grenouille cornue ( ceratophrys ornata ). C'est une espèce sud américaine d'une douzaine de centimètres. Elle a l'habitude de se cacher en s'enterrant dans la boue, ou tout autre substrat humide (en captivité, le seramis est conseillé car il ne pourrit pas et se garde des années tout en conservant une grande humidité). laissant uniquement ses yeux au-dehors. Elle reste totalement immobile et à l'affût d'une proie éventuelle qui passerait à sa portée. Elle saute alors hors de la vase et engloutit sa victime.
Autre petite grenouille sympa à observer : la Rainette Kunawallu (Trachycephalus resinifictrix ) que l'on trouve en amérique du sud.  
Elle se nourrit principalement d'insectes et là elle regardait le criquet ( bien imprudent) avec beaucoup d'intérêt. Avait elle le ventre plein ?, en tout cas le petit criquet est reparti un peu plus loin, mais à mon avis il a quand même du finir en repas.
Cette grenouille nocturne est arboricole et ne descend que très rarement au sol.
Les autres habitants du vivarium :
Un caméléon panthère ( furcifer pardalis ).
Endémique de Madagascar, on trouve ce caméléon (qui peut mesurer jusqu'à 55 cm) également à l’île de la Réunion, où il est souvent observé. Il y a été importé au 17ème siècle et s’y trouve bien depuis.
L'espèce présente diverses colorations (appelées « phases ») caractéristiques des différentes régions malgaches dont il peut être originaire. Les femelles ont des teintes assez ternes, alors que les mâles ont des couleurs très spectaculaires.
 
Ce caméleon se nourrit de divers insectes qui passent à sa portée. Ses mœurs sont diurnes et exclusivement arboricoles. C'est un animal ovipare, qui dépose entre 15 et 50 œufs par ponte. Sa durée de vie est de 4 ans maximum.
Album de 5 photos d'autres reptiles et insectes du vivarium :
Un agame barbu ( pogona vitticeps).
C'est une espèce de lézard appartenant à la famille des agamidés que l'on rencontre dans les régions désertiques et semi-désertiques d'Australie.
Un fouette queue ( uromastyx aegyptia). Uromastyx est un genre de lézards de la famille des agamidés dont on rencontre les espèces au nord de l'Afrique, dans la péninsule arabique ansi que dans les pays côtiers du golf Persique.
Ce sont des reptiles à la queue épineuse, dont les espèces sont communément appelées fouette-queue, car il fouette ses ennemis avec son appendice.
Le nom de ce genre, Uromastyx, vient de la combinaison du grec oura (οὐρά), la queue, et de mastigo (Μαστίχα), fouet ou fléau, en référence à la queue épaisse et épineuse qui caractérise les espèces de ce genre.
Une fois sortie du vivarium, direction la volière. L'année dernière je n'avais presque pas aperçu d'oiseaux. Il y avait tellement de monde qu'ils préféraient se cacher en haut des arbres. Ce lundi, il n'y avait presque personne, et j'ai pu à loisir observer plein d'oiseaux, mais ils restent très dur à photographier en pleine liberté dans cette immense espace.
Bien moins fréquent dans les parcs que ses "cousins" appelés "Pauline" ou "vert", voilà le Touraco Violet (Musophaga violacea ) qui vit dans les forêts d'Afrique subsaharienne
Un oiseau qui se plait particulièrement dans cette volière, puisque lors de ma visite un soigneur m'a montrée un nid dans lequel les parents veillaient sur plusieurs petits.
Album de 7 photos des autres oiseaux de la volière : ( j'en profite pour dire un grand merci à Pedro qui m'aide régulièrement à identifier les animaux que je ne connais pas)
Tous ne se cachent pas dans la volière, il est une espèce qu'on ne peut pas rater. Déjà c'est celle qui fait le plus de bruit, il n'y a donc "qu'à suivre le son" pour découvrir une féerie de couleur avec les loris arc en ciel ( Trichoglossus haematodus moluccanus )
 
A eux seuls, ils méritent bien un album de 5 photos, cette fois sans légende, je vous laisse simplement admirer cet oiseau merveilleux.
Passons maintenant à l'animal qui remporte le plus grand succès auprès du public : le tigre blanc ( Panthera tigris ).
Je ne le repéterai jamais assez : le tigre blanc n'est pas une espèce à part entière, mais une erreur de la nature appelée : leucisme.
Cette anomalie génétique provoque un défaut de pigmentation : un pelage blanc aux rayures noires et des yeux bleus. Il est exceptionnel dans la nature (environ 6) et il y en a 600 en captivité en Europe, descendant tous d’un seul et même couple. Le tigre blanc présente donc un fort taux de consanguinité
Que l'on soit pour ou contre sa présentation en parc animalier, on ne peut rester indifférent à cet animal.  
 
Album de 6 photos :
Le tigre blanc reste pour moi un animal superbe, et c'est un régal à le photographier.
 
Néanmoins je préférais voir un peu plus de sous espèces en voie d'extinction, certes moins médiatiques visuellement, mais qui mériteraient des programmes de reproduction en zoo.
Les potamochères ( potamochoerus ) habitent l'Afrique centrale et de l’ouest, on en trouve même à Madagascar.
Son corps massif et puissant lui permet de pénétrer en force dans les fourrés les plus épais. Comme chez tous les suidés, ses canines supérieures sont retroussées en défenses. Il est souvent appelé sanglier rouge des rivières.
Les saïmiris à tête noire ( saimiri boliviensis peruviensis ) sont de vraies boules de nerfs.
 
Ils ne tiennent pas en place plus de 3 secondes, difficile pour les photos. Par contre ils ont des postures et des mimiques presques humaines.
On ne peut rester insensibles devant ces petites boules de poils.
De temps en temps, quand même, ils prennent un peu de repos.
En cette journée caniculaire, le but de ma visite n'était pas de faire tout le tour du parc, mais de prendre le temps de visiter le vivarium. En effet l'année dernière je l'avais trouvé envahi d'une foule compacte et je n'avais pas pu voir tous ses pensionnaires. J'avais donc décidé pour cette visite de commencer par le vivarium, sachant qu'il se trouve en fin de circuit, j'étais sure de n'y trouver personne...
( PS : Il y a 6 albums photos dans cette page afin que vous puissiez voir le maximum d'animaux).
Essentiellement nocturne, le potamochère creuse un terrier pour s’y reposer le jour. La nuit, le groupe se met en quête de nourriture. Feuillages, racines, fruits, bulbes, insectes, escargots, œufs d’oiseaux, reptiles et charognes constituent l’essentiel de leur alimentation
Un peu de fraicheur avec les phoques communs ou veaux marin ( phoca vitulina ).
 
Il faisait tellement chaud ce jour là que j'ai entendu beaucoup de personnes avoir envie de rejoindre les phoques dans leur bassin
Le phoque commun est, avec le phoque gris, la seule espèce de phocidé qu’il est possible d’observer régulièrement sur certaines plages du nord et du nord-ouest de la France où la baie de Somme constitue sa principale zone de reproduction.
Les autres animaux croisés lors de ma visite
La famille suricate (Suricata suricatta) s'est encore aggrandie cette année, mais les petits n'ont pas quitté leur zone ombragée.  
Autre enclos où l'on pouvait observer un nouveau né, celui des  Antilopes cervicapres ( antilope cervicapra )
Un peu plus loin, c'était un jeune chameau de bactriane ( camelus bactrianus ) qui se reposait à l'ombre à côté de sa mère.
Et je terminerai cette visite avec un très beau serval ( leptailurus serval ).
 



C'est promis la prochaine fois, je vous ferai découvrir les grands singes, et d'autres animaux.
Cette année, Touroparc a inauguré un nouvel espace, celui des tapirs terrestres, et a choisi de réorganiser
complètement le secteur des tapirs terrestres, en investissant dans un espace entièrement dédié à
la faune d’Amérique du Sud sur 1 600 m2.  
Le complexe accueille 5 espèces emblématiques d’Amérique du Sud : tapirs terrestres (Tapirus terrestris), capybaras (Hydrochaeris hydrochaeris), lièvres de Patagonie (Dolichotis patagonum), nandous (Rhea americana) et 3 alpagas
(Lama pacos)  
"Au revoir, et à bientôt", semble nous dire ce petit Ouistiti pygmée (callithrix pygmaea)
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Jusqu'à présent Touroparc ne présentait qu'une femelle, mais elle a été rejointe cette année par un compagnon.  
La particularité du potamochère réside dans une extraordinaire couleur de pelage, d’un acajou parfois vif, agrémentée d’une véritable brosse de poils blancs, partant du postérieur, longeant la colonne vertébrale et s’écartant en favoris sur les côtés de la tête.
Touroparc :  4 juillet 2010
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