La Citadelle de Besançon offre un large aperçu de la faune sauvage, des petits insectes aux grands tigres, la collection est très diversifiée. En voilà une petite présentation.

Bon !,  pour les animaux du zoo vivant en extérieur il faudra vous contenter des lions et tigres, il pleuvait tellement que les autres étaient dans leur maison, et en plus les conditions de prises de vues étaient vraiment exécrables pour faire de belles photos. J'ai donc passé plus de temps à l'abri dans les salles de l'aquarium, insectarium et noctarium, mais les autres visiteurs faisaient de même, d'où une certaine difficulté à circuler dans les salles bondées.

 

 

 

Puisqu'on parle d'eau ( tombée du ciel), commençons avec l’aquarium Georges Bresse. Il est installé dans la grande salle, au rez de chaussée du petit arsenal. Plusieurs aquariums reproduisent le cours du Doubs et présentent la faune aquatique des rivières :

 

 

 

Un très bel esturgeon :

 

 

Une grenouille taureau ( rane castebeiana ). Elle est originaire d’Amérique du nord, mais a été introduite dans tous les coins du monde et à la fin des années 60 en France. Enorme ( elle peut peser jusqu’à 1 kilo) et vorace, elle représente un grand danger pour les espèces autochtones :

 

 

Elle est désormais interdite d’importation dans l’union européenne depuis 1997.

 

 

Dans la cour extérieure, des bassins présentent les milieux aquatiques des eaux stagnantes.

 

 

Toujours dans cette cour on peut découvrir une petite ferme aquacole qui abrite un élevage d'écrevisses en voie de disparition. Voilà d'ailleurs leur bassin, avec des petites « maisons troglodytes ».

 

 

 

Gros plan sur une écrevisse turque ( astacus leptodactylus)

 

 

 

Dans le même bâtiment, mais à l’étage supérieur se trouve l’insectarium. Il possède l’une des plus importantes collections d'invertébrés de France. Grâce à une scénographie originale, complétée par un fond sonore naturel, on approche avec moins d'appréhension les terrariums renfermant toutes sortes d'insectes présentés par types de milieu.

 

Voilà l'escalier menant à cette salle de plus de 300 m2

 

 

 

Et voilà les habitants de l'insectarium

 

Criquet géant de Guyane ( Tropidacris collaris )

 

 

 

Ce criquet très coloré passe des heures à se chauffer au soleil en haut des grands arbres, et notamment des cocotiers.

 

 

Criquet migrateur (Locusta migratoria ), présent sur une vaste zone en Afrique, ses essaims de plusieurs millions d'individus peuvent ravager des cultures sur plusieurs milliers d'hectares.

 

 

Blatte siffleuse géante ( gromphadorhina portentosa ), cette espèce est dépourvue d’ailes chez les deux sexes. Elle mesure 6 cm, mais peut atteindre jusqu’à 10 cm pour certains individus.

 

 

 

Voilà leur terrarium

 

 

 

Allons faire maintenant un petit tour chez les mygales

 

 

 

Mygale à genoux rouge ( Brachypelma smithi ), elle est originaire du Mexique. La mygale est d'un naturel très calme, mais chez elle aussi des exceptions confirment la règle.  Si l'araignée se sent attaquée ou simplement excitée, elle détache avec les pattes de derrière les poils urticants fixés sur son abdomen et les lance contre l'agresseur : démangeaisons garanties

 

 

Mygale de Bohème ( brachypelma boehmei ), cette espèce Mexicaine a été découverte il y 15 ans, dans la nature elle vit dans des terriers très profonds.

 

 

Mygale noire ( grammostrola pulcra ), originaire d’Amérique centrale ( Uruguay ).

 

 

Fini les frissons qu’ont dû vous donner ces « charmantes » araignées, ce n’est pas la peine de regarder votre plafond, il n’y en a pas…. Retournons dans les couloirs de l’insectarium pour voir ses autres habitants

 

 

Phasme dilaté ( Heteropteryx dilatata). Originaire de Malaisie, il est un des plus gros et des plus impressionnants de tous les phasmes, la femelle peut mesurer jusqu’à 16 cm.

 

 

 

Et voilà quelques grenouilles

 

 

Rainette de Guyane ( Phrynohyas resinifictrix )

 

 

 

Dendrobate dorée ( Dendrobates auratus ), A l'état sauvage, elle vit au Costa Rica, au Nicaragua, en Colombie et a été introduite aux Etats-Unis. Au fait savez vous d’où vient le nom de dendrobate ? : du grec « dendro » qui veut dire arbre et du grec « bate » qui veut dire marcher : donc la dendrobate est une grenouille qui marche dans les arbres, évident non ?

 

 

 

Et une dernière photo de la salle de l’insectarium.

 

 

Nous voilà maintenant au bout de la citadelle, qui abrite le jardin zoologique où vivent plus de 300 animaux, avec une très belle collection de primates. Mais comme je vous l’ai expliqué, la pluie a gâché la visite. Il faudra vous contenter de deux espèces : lion et tigre.

 

 

La conception de ce zoo est assez spéciale à cause de la configuration des lieux (douves, murs), et donne à l’ensemble un style inimitable. Pour ma part, je n’ai pas été emballée par ce type de présentation, les fauves sont au fond des douves, et les enclos sont trop « grillagés » à mon goût, mais il est vrai que l’espace manque pour faire de vastes enclos.

 

 

Le parc abrite une espèce de lions très rare : les lions d’Asie ( panthera leo persica ). Le lion d'Asie ne survit que dans une petite parcelle de la forêt du Gir, en Inde. Très menacé, ses effectifs à l'état naturel ne sont sans doute plus suffisants pour sauvegarder l'espèce.

 

 

Il n’en reste qu’environ 300 dans la nature et moins d’une centaine dans les zoos. Besançon abrite deux femelles et un jeune mâle.

 

 

 

 

Passons maintenant à une série de photos sur le tigre de Sibérie (Panthera tigris altaica), l’une des plus grandes sous-espèces du tigre (Son poids peut aller jusqu'a 350 kg et peut mesurer jusqu' à 1m38 au garot )

 

Un bel aménagement a été fait pour que les visiteurs puissent observer derrière des vitres, et à l’abri de la pluie …. les 2 femelles et le mâle

 

 

J’ai eu de la chance, car ils étaient très actifs lors de ma visite, en règle générale les tigres en parcs animaliers ça dort beaucoup. En voilà un qui avait décidé de se baigner, avec le temps qu’il faisait il n’avait pas besoin de ça pour se rafraîchir. En 1er lieu le voilà en train "d'étudier le terrain" :

 

 

 

Puis tout doucement, il a commencé a entrer dans l’eau, assez verdâtre, mais après tout ce n’est pas une piscine, dans la jungle l’eau est loin d'être claire et limpide.

 

 

 

Enfin le voilà presque à «  mi pattes », j’ai l'impression d'ailleurs que le bassin n'était pas si profond que ça.

 

 

 

Allez un petit coup de langue pour boire un coup.

 

 

Mais les agissements de ses congénères l'intriguaient et il est ressorti assez vite de l’eau

 

 

 

Il ne reste aujourd’hui environ que 400 tigres de Sibérie en liberté ou en semi-liberté. Il y en a autant en captivité, dans les zoos et autres programmes de réinsertion dans la nature. Le tigre de Sibérie risque non seulement de ne plus pouvoir exister en liberté, mais aussi de disparaître complètement ! Vu le peu de nombre d'individus, il sera difficile d'éviter la consanguinité, mais les scientifiques travaillent beaucoup pour éviter que cela se produise.

 

 

 

En Sibérie, le tigre est officiellement protégé par le gouvernement, même si ce dernier a du mal à éviter le braconnage.

 

 

 

Au fait, avez vous déjà vu un tigre bâiller ?, décomposition du bâillement : Premièrement on se met en posture couchée et on commence à décrocher doucement la mâchoire, bon là il a l’air un peu tordu….

 

 

 

Puis on ouvre la gueule en très très grand, tout en prenant soin de laisser pendre sa langue.

 

 

 

En on finit le bâillement en rentrant la langue dans la gueule, et en laissant apparaître des canines très impressionnantes.

 

 

Certes, des efforts sont faits pour sauvegarder le tigre de Sibérie. Mais le plus grand danger qui menace le tigre est tout simplement la déforestation La taïga se voit chaque année amputée de 4 millions d’hectares ! Quand on sait qu’un tigre de Sibérie peut avoir besoin d’un territoire supérieur à    1 000 km², on comprend mieux le danger…

 

 

Triste constat : Le tigre (toutes sous-espèces confondues) est aujourd’hui en grand danger. Au début du XXème siècle, il y avait plus de 100 000 tigres. Après de multiples exterminations, comme la chasse, le braconnage, et la déforestation, ils ne sont aujourd’hui, en 2003, que 5 000 à 7 000, dont un peu plus de la moitié en Inde…

 

 

 Le Noctarium est aménagé dans l'ancienne poudrière. En poussant la porte on entre dans le monde mystérieux de la nuit. Après un petit temps d'adaptation à l'obscurité, on peut apercevoir mulots, souris, surmulots et rats d'égouts. C'est un endroit très bien fait, les lieux de vie de chaque espèce y sont parfaitement recréés, ainsi les petites souris trouvent refuge dans une cuisine reconstituée et se promènent au milieu des assiettes laissées sur la table, les rats préfèrent le grenier, mais vous n'aurez pas de photo, le flash y est interdit. Ah si, juste une petite reproduisant une cave, en y regardant de plus près vous pouvez apercevoir pleins de surmulots sur la paille et sur la palette.

 

 

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