Situé dans les Monts du Lyonnais, à quelques kilomètres à vol d'oiseau de chez moi, le parc de Courzieu ne présente que des rapaces et des loups, mais d'une manière très pédagogique. Pour visiter leur site, cliquer sur la logo ci dessous :
Les rapaces en vol libre :
Plus de 60 rapaces sont présentés lors de 2 spectacles quotidiens. Ce spectacle en plein air n'a rien d'anarchique, au contraire, le ballet aérien des rapaces est chorégraphié et accompagné par de la musique.
Hibou Grand Duc ( bubo bubo) :
déploiement d'ailes d'une Harfang des Neiges ( bubo scandiacus)
fréquente dans toute la France, la buse variable ( buteo buteo) :
Dans la série des oiseaux qui cherchent leur nourriture au sol, voilà le Percnoptère d'Egypte ( neophron percnopterus). Admirez la technique, l'oiseau repère un oeuf d'autruche ...
... s'empare d'un caillou dans son bec, et le projette sur l'oeuf pour briser la coquille :
il ne lui reste plus qu'à agrandir le trou ...
... et déguster ce qui s'y trouve à l'intérieur :
autre oiseau cherchant sa pitance au sol, le Caracara commun ( polyborus plancus), appelé aussi caracara huppé. C'est le symbole du Mexique.
Essentiellement charognard, cet oiseau opportuniste sait à merveille soulever des pierres pour y dénicher petits lézards et autres animaux :
Autre oiseau symbolique, le pygargue à tête blanche (haliaeetus leucocephalus), il a été choisi comme emblème national par les Etats Unis.
En vol, le pygargue utilise les courants ascendants pour se déplacer, il peut atteindre les plus de 55 km/h en vol plané et 70 en vol battu.
Le vautour fauve ( gyps fulvus)
C’est l’un des plus grands rapaces de France, son envergure varie de 2,35 m à 2,65 m pour un poids de 7 à 11 kg. Il est caractérisé par ses couleurs brune et crème, sa tête fine au front plat et son long cou, garni d’un duvet blanc et ras, qui émerge d’une collerette de plumes blanches duveteuses.
Au vol, le vautour fauve se reconnaît à sa très grande taille, à ses ailes longues, larges, arrondies à l’arrière, aux extrémitées digitées et relevées vers le haut. Sa queue est très courte.
Le vautour fauve niche en colonies, dans des falaises abruptes ou de grands rochers escarpés. Dans les Grands Causses, les nids sont le plus souvent situés dans des gorges. Ce rapace se reproduit pour la première fois à l’âge de 4 ou 5 ans. Les couples sont souvent unis pour la vie. Les vols nuptiaux sont effectués à proximité des sites de reproduction et des dortoirs.
Le couple vole de façon synchrone le long des parois rocheuses, l’un des partenaires légèrement au-dessus de l’autre. Les accouplements ont lieu sur le nid ou à proximité de celui-ci, dès le mois de décembre.Le vautour fauve niche très tôt : l’unique œuf est pondu entre la fin décembre et la mi-mars. Le nid est construit d’un amas sommaire de branches, deux à trois semaines avant la ponte
Les deux adultes participent à la construction de celui-ci, à l’incubation et à l’élevage du jeune. L’incubation dure environ 54 jours. Le poussin, qui pèse 170 à 210 g à sa naissance est nourri par régurgitation. Le séjour du jeune au nid est d'environ 120 jours. Après l’envol, il reste encore plusieurs semaines avec ses parents dont il est dépendant pour l’alimentation.
un très jeune Faucon Laggar (falco jugger), tout juste âgé de 10 jours
La vallée des Loups :
Le parc accueille une meute d'une dizaine d'individus. Ce sont des loups européens ( canis lupus), de souche Yougoslave et Polonaise. La meute évolue en semi liberté dans un immense enclos de plus de 2 hectares. Seul contact avec l'homme : l'heure du repas quotidien.
Le nourrissage des loups est un moment privilégié où le public peut voir de prés les animaux. Une présentation qui se veut pédagogique, puisqu'elle permet de remettre l'image de loup à sa place, celle d'un prédateur, certes, mais aussi celle d'un animal qui garde dans ses gènes la peur ancestrale de l'homme.
Il existe chez le loup quelque chose de la nature à l’état pur. Le loup est l’animal sauvage par excellence. Farouches et secrets, les loups sont de véritables prédateurs mais pas pour l’homme. Loin d'être un animal cruel, assoiffé de chair humaine, le loup est intelligent et sociable, à l'image de son descendant, le chien.
La morphologie du loup varie considérablement en fonction de son habitat. Le loup blanc arctique (Canis lupus arctos) atteint 80 kg alors que le loup d’Arabie (Canis lupus arabs ) ne dépasse pas les 25 kg.
Comme le chien, le loup possède 5 doigts aux pattes avant et 4 aux pattes arrière. Les griffes ne sont pas rétractiles comme chez les félidés. Les loups sont d’excellents coureurs de fond. Leur endurance leur permet de couvrir de longues distances, avec des pointes atteignant 45 km/h, voire même plus sur de courtes distances. En Alaska, une meute a parcouru 1 126 km en 42 jours.
Le couple dominant est uni pour la vie ; seul ce couple peut se reproduire. Cette limitation volontaire permet à la meute de pouvoir nourrir les petits. Le loup dominant et sa femelle sont habituellement nommés « mâle et femelle alpha ». Viennent ensuite leurs subordonnés qui sont souvent plus jeunes.
Hurler est un moyen de montrer l’unité du groupe et de toujours garder le contact. Le hurlement du loup s’entend à une distance de 8 à 10 km en terrain ouvert mais certains ont entendu des hurlements distants de 16 km. Une meute hurlante peut s’entendre dans un rayon de 300 km².