Le crocodile du Nil (Crocodylus niloticus) est l’un des plus grands reptiles vivants. C’est aussi un carnivore féroce. Très répandu sur le continent africain au début du siècle, le crocodile du Nil a été pourchassé sans merci. Aujourd’hui, le crocodile du Nil est protégé car très menacé d’extinction. La Ferme aux crocodiles est très impliquée dans des programmes de sauvegarde de cette espèce et en accueille un peu plus de 200.

 

 

Toutes les informations sont tirées du site : http://www.dinosoria.com

 

 

 

Le crocodile du Nil sillonne les fleuves, rivières, lacs et marais de l’Afrique au sud du Sahara. Bien qu’il soit surtout aquatique, il se déplace très agilement sur la terre ferme. Il peut courir à 17 Km/h et sur plusieurs kilomètres.

 

 

 

Il possède des pattes courtes mais solides qui se terminent par cinq doigts (membres antérieures) et quatre doigts (membres postérieurs). Les membres postérieurs sont palmés ce qui assure l'équilibre de la nage. Les antérieurs, non palmés, sont maintenus contre le corps dans l'eau et ne servent qu'à terre.

 

 

 

Le plus surprenant chez ce formidable prédateur est sa faculté à contrôler la pression de sa formidable mâchoire. Une femelle transporte avec une infinie douceur ses petits dans sa gueule et peut en parallèle déchiqueter une proie aussi grosse qu'un gnou.

 

 

 

Les mâchoires puissantes ne permettent pas des mouvements latéraux masticateurs. De ce fait, les proies sont ingérées entières. Les dents ont toutes la même forme conique et sont logées dans des alvéoles.

 

 

 

Chaque cavité pulpaire comporte une dent de remplacement. Les dents sont renouvelées tous les deux ans en moyenne. La mâchoire supérieure porte de 28 à 32 dents, la mandibule entre 30 et 40.

 

 

 

 

Une membrane mobile protège les yeux sous l'eau. Les oreilles externes, situées derrière les yeux, sont obturables par un clapet mobile.

 

détail de la peau d'un crocodile du Nil :

 

 

Les jeunes se nourrissent d'insectes et de batraciens jusqu'à ce qu'ils atteignent une taille de 50 cm environ. Très actifs, ils sont agiles comme des lézards. En se rapprochant de la maturité sexuelle qui intervient vers 6 ans, les jeunes crocodiles qui mesurent environ 2 m, absorbent des gastéropodes, des oiseaux et surtout des poissons.

 

détail du bout de la queue :

 

 

Plus les crocodiles avancent dans l’âge et moins ils chassent. Immobiles, ils restent à l’affût. Les plus vieux qui se nourrissent à 90% de mammifères, sont devenus maîtres dans l’art du camouflage.

 

 

Au moment propice, il s'élance avec agilité. L'étreinte de ses puissantes mâchoires est mortelle.

 

 


Les petites proies sont aussitôt avalées après avoir été entraînées dans l’eau.
Les proies les plus importantes (zèbres, gnous) sont noyées puis laissées dans un trou immergé afin que la chair se ramollisse.

 

 

Le crocodile tue uniquement pour survivre. Son appétit est plutôt frugal puisqu'il ne fait pas plus d'une cinquantaine de repas par an. Sur une centaine d'estomacs étudiés chez différentes espèces, 30% étaient vides. Certains mâles de près d'une tonne sont capables de jeûner près de deux ans.

 

 

Une fois par an, les mâles dominants s'accouplent. Cet accouplement est aquatique. Il est précédé de lents préliminaires. La femelle pond ses œufs dans un trou qu’elle creuse dans le sable. Chaque couvée est composée de 25 à 95 œufs. Les œufs incubent sous la surveillance de leur mère pendant 3 mois.

 

 

Quelques chiffres :

Taille : 3,50 m à 6 m maximum. Actuellement, les individus mâles exceptionnellement gros peuvent atteindre près de 5 m de long. Poids : 500 kg à 1 tonne maximum. Longévité : 50 à 70 ans.

 

 

 

 

 

 

Si le gavial du Gange (Gavialis gangeticus), proche parent du crocodile, impressionne par sa taille et la longueur de son museau, jamais, cependant il n'attaque l'homme.

 

 

L'aire de répartition du gavial du Gange est très réduite. En effet, on ne rencontre ce reptile qu'en Inde, où il fréquente essentiellement les eaux du Gange, de l'Indus, du Brahmapoutre et de leurs affluents.

 

 

 

En taille, il peut rivaliser avec le crocodile marin, puisque certains mâles adultes dépassent les 6 m de long. Lorsqu'il atteint 4 m environ, le gavial du Gange mâle présente à l'extrémité du museau un appendice bulbeux, dans lequel les Indiens voient une ressemblance avec un pot appelé ghara : c'est de ce nom qu'est dérivé le terme gharial, gavial en anglais.

On connaît assez mal la fonction de cette protubérance : indicateur visuel de la présence d'un mâle, résonateur de son, ou encore en relation avec le comportement sexuel ?

 

 

Le museau de ce reptile, d'une extrême finesse, fait penser à un long bec armé de dents pointues. Celles situées à l'extrémité sont plus grandes et viennent se loger dans des cannelures de la mâchoire.

 

 

Le long museau du gavial constitue un piège redoutable pour les petits poissons, dont il s'empare avec adresse et vivacité, d’un mouvement latéral des mâchoires.

 

 

Toutefois, ce reptile n'est pas dangereux pour l'homme. Si l'on découvre parfois des bijoux dans l'estomac d'un gavial, on pense que ceux-ci proviennent des morts que les Indiens offrent aux eaux sacrées du Gange.

 

 détail de la peau du Gavial :

 

 

 

La consommation des œufs de gavial étant traditionnelle au Népal, la reproduction est souvent infructueuse. Les nombreuses crues des fleuves détruisent et emportent les nids et les œufs. De plus, étant un sérieux concurrent pour l’homme dans le domaine de la pêche, il a souvent été chassé. Aujourd’hui il ne reste plus au Népal qu’une centaine de gavial dans la nature. Le "Gharial Conservation Project" fait un énorme travail pour réimplanter l'espèce, projet dans lequel est impliquée la Ferme aux Crocodiles.

 

 détail de la queue du Gavial :

 

 

 

 

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